Patrimoine

Les chapelles

Notre Dame de Carmès

La chapelle, construite en granit et en schiste, est en forme de croix latine. Cet édifice est l’une des principales chapelles du pays. La fortune des Rohan et la richesse des confrères des armes du purgatoire ou du Scapulaire ont beaucoup contribué à son faste, tout comme le pardon du mois d’aout. Classée monument historique en 1980, elle offre aux visiteurs deux voûtes peintes remarquables, du XVIII ème et XV ème.
Le site

Saint Samson

On doit cette chapelle à l’initiative d’une jeune fille vouée à Dieu pour délivrer son père des flammes du purgatoire. Elle est construite sur le lieu qui passe pour être la terre natale de l’Evêque de Dol à qui elle a dédiée l’édifice, rectangulaire et de petite taille et pourvu d’un simple clocheton d’ardoises.

Notre Dame de la délivrance du Roz

La chapelle est de style néo-classique de forme rectangulaire, avec un coeur en hémicycle un peu plus étroit que la nef et un clocheton à balustrade.
Le portail, avec son avant-corps, est pourvu d’un décor classique à pilastres et d’un fronton triangulaire. Le mobilier est en partie contemporain comme la statue de saint Nicodème, une Vierge de la douleur, un St Jean, un ermite anonyme et un ancien Christ restauré en 1991.

St Corentin du Moustoir

Tombant en ruine, la chapelle est sauvée par Mgr Le Berre, tranférée et reconstruite à son emplacement actuel.
Petit édifice flamboyant de forme rectangulaire, son sol est fait de dalles de schiste. Le sanctuaire renferme une relique de St Corentin.

Saint Eloi

Édifice néo-gothique reconstruit en 1885 sur l’emplacement d’une ancienne chapelle. Derrière l’autel, 3 statues de bois: une vierge à l’enfant dite Notre Dame du Bon Secours, St Mathurin et St Eloi.

Eglise St Pierre et St Paul

Longtemps considérée sans intérêt architectural, au point que le recteur demande sa démolition en 1897, l’église révèle un ensemble complexe fait de multiples ajouts. Elle comporte les vestiges d’un édifice gothique en schiste. En 1824 on lui adjoint une tour carrée que l’on couronne en 1829 d’une flêche polygonale. Enfin, on reconstruit le croisillon nord. L’intérieur est totalement revu en 1932 avec l’introduction d’une voûte en plâtre, d’un carrelage dans la nef et l’application d’un nouvel enduit sur les murs. Lambris et boiseries méritent attention.

Les fontaines

Notre Dame de la clarté

Elle semble dater du XVIII ème siècle. Droite et haute sous sa toiture à double pente, la fontaine est de style néo-classique. Sa façade s’orne de deux pilastres, d’une corniche et d’un fronton triangulaire surmonté de la croix. La statue d’une vierge à l’enfant est visible en retrait dans sa niche. Il est traditionnel qu’une fontaine de dévotion soit associée à une chapelle, surtout à l’époque ou le pardon attire encore beaucoup de pèlerins et où la confrérie dispose d’abondantes ressources.

Saint Samson

Les deux fontaines de St Samson se font face, en bordure du ruisseau de Perchenic. La plus grande dédiée à St Samson a été refaite avec les pierres de l’ancien presbytère. La seconde est  dédiée à Notre Dame de La Clarté. Elle a été bénite par l’Abbé Louis Videlo.

Saint Mélar

L’histoire  est à l’image du village de Lann-Trémeler, si ancien que personne ne sait à quand remonte sa construction. St Mélar aurait marqué son passage dans les lieux à la fin du VI ème siècle.

St Eloi

Monument de Granit, cette fontaine fut transférée en son lieu actuel à proximité du sanctuaire en 1995. L’eau y est amenée par une conduite souterraine à partir d’un puit proche, puis restituée à son lieu d’origine par une conduite parallèle.

Le Roz

Très modeste, cette fontaine consiste en quelques pierres posées autour d’une source dont l’eau a, dit-on, la propriété de guérir les maux de ventre.

Moustoir

Une fontaine du Moustoir existait autrefois près de l’ancienne chapelle. Une nouvelle en granit a été construite en 1984 derrière la nouvelle chapelle. Elle reçoit le jour du pardon une statue de Saint Corentin

Le Canal de Nantes à Brest

« Relier tous les arsenaux bretons à la Loire, fut le rêve de tous les ministres de la guerre depuis Colbert et les officiers de la royale avaient depuis longtemps visité tous  les passages possibles dans les montagnes noires » 
 
Au coeur du projet : Le ravitaillement des villes (constructions, famines…) et des ports (rivalité avec l’Angleterre), le développement des campagnes. 
 
Sous l’ancien régime
 
Sous Louis XIV (1638-1715), c’est Vauban (1633-1707), ingénieur militaire, stratège, et bâtisseur de places fortes, qui, passionné d’hydrologie, essaye de convaincre le roi de l’intérêt de financer un réseau national de canaux, pour nourrir et désenclaver les villes et les ports.
 
 
En 1746, François de Kersauson présente aux états de Bretagne un premier mémoire de développement fluvial pour la Bretagne complété d’un deuxième mémoire en 1765 plus spécialement consacré à la liaison Nantes – Brest. Il reprend les idées et les projets émis précédemment, qu’il complète par des relevés de terrain. L’idée est de désenclaver les arsenaux royaux  de Brest, Lorient , ainsi que les ports de Nantes et de Saint Malo pour s’affranchir de la menace permanente que représente la puissante marine anglaise et ses navires corsaires embusqués sur les îles. (Jersey, Guernesey…). 
 
En 1783, la commission de la navigation intérieure en Bretagne est formée. Pierre Marie Rosvinien Du Piré expose un mémoire sur la navigation intérieure en Bretagne, qu’il complète en 1884 de cartes et de relevés. Les arguments évoqués sont bien sûr militaires mais aussi économiques, tant les besoins sont énormes en Bretagne : « En cette fin de siècle, la famine y est presque générale avec son cortège de scorbut, dysenterie, variole, tuberculose… paludisme… ». Alexis marie Rochon (1741-1817), physicien et astronome, membre de l’académie royale des sciences et ardent promoteur des canaux bretons, y jouera un rôle important. Après présentation au roi Louis XVI, les travaux débutent, sur la Vilaine notamment. La révolution de 1789 voit la fin des états de Bretagne et de ses travaux mais, très vite, les projets sont repris, largement motivés par l’hostilité continue envers l’Angleterre.   
 
Après la révolution
 
En 1804 Guy Joseph Bouessel, devient ingénieur en chef des ponts et chaussées et se voit confier la direction des projets des canaux Bretons, (il participait aux travaux depuis 1883 en tant qu’ingénieur géographe). Les projets de  Kersauson, de Rochon et de Du Piré sont repris et affinés et les chantiers redémarrent sous l’œil bienveillant de Napoléon.
  
En 1805, la déroute de Trafalgar où la marine française  est anéantie à Cadix par la flotte de l’Amiral Nelson,  renforce encore la motivation à desservir les arsenaux par un réseau intérieur. Cependant, l’avancée des travaux est fréquemment ralentie par le financement des guerres permanentes et coûteuses de Napoléon. 
 
En 1811, des prisonniers de guerre espagnols sont affectés au creusement de la tranchée d’Héric sur le bief du Bout de bois.  
 
En 1815, Napoléon abdique après la défaite de Waterloo et les travaux sont ralentis puis stoppés. En 1822, la relance des travaux se produit avec cette fois une motivation à dominante économique. En 1823, les travaux sur les trois sommets démarrent ou reprennent : le bief de partage du Bout de bois entre l’Erdre et l’Isac, le bief de partage d’ Hilvern  entre l’Oust et le Blavet  le bief de partage de Glomel  entre le Doré (blavet) et le Kergoat (Aulne). 
 
Dés 1825, la mise en service se fait progressivement suivant l’avancement des travaux, écluse par écluse, à partir des embouchures.
 
En 1834, le canal est terminé, sauf dans les Côtes du Nord. 
 
En 1838, le canal de Nantes à Brest est entièrement ouvert. Quatre ans seront cependant nécessaires pour mettre au point et terminer le véritable casse tête que représentent les réseaux d’écoulement, de remplissage et de trop plein en eau. 
 
Le 1er janvier 1842 le canal de Nantes à Brest est officiellement livré à la navigation. La liaison tant rêvée entre Nantes, Lorient, Saint Malo, et Brest devient enfin réalité. Le canal de Nantes à Brest s’intègre au reste du réseau breton : à la Vilaine, avec 12 écluses sur 137 Kms, recanalisée entre 1783 et 1789 ;  au canal du Blavet, de Pontivy à Lorient, (1802-1835), avec 27 écluses sur 59 Kms ;  au canal d’ Ile et Rance, (1804-1843), avec 48 écluses pour 85 Kms, mis en service en 1832. La Manche est à 221 Kms de  l’Atlantique via Dinan, Rennes, Redon et Arzal. La construction du canal de Nantes à Brest s’est étalée sur 38 ans, de 1804 à 1842, pour une longueur totale de 364 Kms et 237 écluses et un dénivelé total de 555 m.
 
 
En 1870 la profondeur du canal qui n’est pas standardisée et qui est d’une moyenne de 1,10 m, va être augmentée à 1,62 m pour être accessible aux péniches de Loire en pleine charge. (130 tonnes utiles). 
 
La commune de Neulliac est enclavée entre deux branches du canal, du pont de St Caradec à la limite nord de Pontivy (3.5 km) et du hâle près de Guernal à St Samson (11km).
Quatre des étangs du Roz sont sur le territoire de la commune

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