Personnalités

Il sont nés à Neulliac: Jeanne Marie Le Calvé dite mère Denis, Denis François  Le Berre, Jean Louis Marie le Coutaller, Monseigneur Pierre Marie Le Berre

Elle fut la lavandière la plus célèbre de France, il y a une trentaine d'années, et son nom fut connu jusqu'en Amérique et au Japon. Jeanne Le Calvé, fille de Denis Mathurin Le Calvé, 37 ans, cultivateur journalier, et de Marie Mathurine Rioux, 33 ans, son épouse, est née au village de Kerallain en Neulliac le 9 novembre 1893. Elle avait trois frères et deux soeurs ainés et ses parents étaient pauvre. 
En octobre 1899, à six ans, Jeanne entre à l'école religieuse de Neulliac, école tenue par les Ursulines. En juin 1904, elle fait sa première communion et, au mois d'août suivant, son père la place - comme ses aînés l'avaient été avant elle - à la ferme de Joseph Rioux, au village de Clédérec à 3 kilomètres de Kerallain. Elle a onze ans, garde les vaches et aide au ménage. Mais l'année suivante, sa sœur Julie, mariée à Denis Le Mouel  charretier la réclame pour la seconder dans le petit café qu'elle tient à Pontivy. Et voici Jeanne installée en ville, où elle se plait beaucoup et où elle reste jusqu'en 1908. Elle a 15 ans lorsqu'elle part pour Loudéac, engagée comme « bonne à tout faire» chez un marchand de beurre nommé Leclerc. Puis c'est à nouveau Pontivy, « bonne» à l'épicerie Le Nouen, rue de Malguénac. C'est là qu'elle fait la connaissance de Yves Denis, alors bûcheron, un des clients de son commerce. Et le 22 novembre 1910, le maire de Neulliac procède à un double mariage : à 16 heures, Mathurin Marie Le Calvé, 23 ans forgeron à Kerallain, épouse Anne-Marie Le Clézio, 21 ans, native de Saint-Gérand et habitant le village du Nessé et à l6 heures 30, Jeanne Marie Le Calvé sœur de Mathurin, 17 ans, domestique à Kerallain épouse Yves Marie Denis 24 ans cultivateur au pigeon-Blanc à Pontivy et natif de Saint-Aignan. Le ménage s'installe ensuite à Pontivy rue du Pont, dans une mansarde au deuxième étage d'un vieil immeuble vétuste. Puis Yves Denis est embauché comme cantonnier pour l'entretien des voies de la Compagnie des chemins de fer et Jeanne comme garde barrière. Première affectation: le passage à niveau n° 12 à Isigny-le-Buat sur la ligne de Domfront à Avranche en Normandie. Yves et Jeanne Denis débutent ainsi le 3 août 1911. Puis Jeanne va donner cinq enfants à son mari entre 1912 et 1928, trois garçons et deux filles.
Yves Denis est mobilisé durant la guerre à partir d'août 1914 mais est réformé en 1915 à la suite d'une typhoïde. En 1922 les Denis sont affectés à un passage à niveau entre Bayeux et Crouay sur la ligne Paris Cherbourg, alors que Yves est nommé sous chef d'équipe.
En 1939 elle se sépare de son mari. Elle partage ensuite la vie de Louis Lécuyer, cultivateur veuf, et démissionne alors de son poste. Elle perd  ainsi tous droits a pension. Lécuyer est victime d'un bombardement en 1944. Seule sans argent Jeanne se met alors à laver le linge à Barneville-Carteret et en 1949 elle rencontre le troisième homme de sa vie, Louis Monti, tâcheron cimentier.  Jeanne a 70 ans lorsqu'elle cesse de laver le linge des autres. Puis en 1967, Monti décède, laissant la maison à sa compagne. Mais Jeanne est seule et sans ressources. Elle vit, si l'on peut dire,  de sa pension économiquement faible et d'un mandat mensuel de la S.N.C.F de 2.50 francs : pension  à titre différé pour ses 27 années de service. Ainsi se passent de 1967 à 1972 les plus dures années connues par Jeanne Denis. 
Puis à la veille de ses 80 ans, survient l'incroyable, se produit l'extraordinaire. En novembre 1972 un voisin occasionnel, Pierre Baton qui séjourne dans la maison voisine de sa mère vient rendre visite à la mère Denis qu'il connaît depuis longtemps. Ils parlent lessive. Publiciste, Pierre Baton vient de trouver la vraie lavandière qu'il cherche. La mère Denis accepte de poser pour des photos publicitaires.

Les écrans de télévision apportent son image dans tous les foyers de France, elle vente les mérites de la machine à laver Vedette qui lave plus blanc et s'écrie : « C'est ben vrai ça ». La mère Denis devient une vraie star et durant les tournages elle a son fauteuil de toile réservé portant au dos en grosses lettres « MÈRE DENIS ».
L'impact donné par la mère denis justifie qu'elle soit associée à la publicité pour les machines à laver la vaisselle. 
L'aventure de la mère Denis ne s'arrête pas là. En octobre 1976, elle est l'invitée de Bernard Pivot pour  l'émission télévisée "Apostrophe" quelques jours avant la sortie le 22 septembre 1976 aux éditions du jour (Jean Pierre Delarge) du livre de 218 pages que Serge Grafteaux lui a consacré. Le livre s'intitule tout simplement "La mère Denis"
Jeanne Marie Denis est décédée à Pont-L'Évêque (Calvados) le 17 janvier 1989 dans sa 96ème année. 

Denis François Le Berre, né à Penhoët-Maro en 1913. En 1944, il devient Capitaine des F.F.I et commandant de la 23 ème compagnie F.F.I. Ses faits de guerre lui valent la croix de guerre, le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, celui d'officier de l'Ordre Nationale du Mérite et la médaille de la résistance. Il décèdera de maladie en 1981 à Pontivy. 

pierre le berre

Monseigneur Pierre Marie Le Berre  né à la ferme de Kervégant en 1819. Evêque d'Archis et Vicaire apostolique des 2 Guinées, chevalier de la légion d'Honneur, il a travaillé à l’abolition de la traite de l'esclavage. Il décèdera en 1891 après avoir passé 45 ans au Gabon. Il repose à Libreville loin de son pays natal.

jean louis marie le coutaller

Jean Louis Marie Le Coutaller. Personnalité forte à Lorient, né à Neulliac en 1905.  Il va suivre les traces de son père en devenant instituteur à 22 ans. Très tôt, il s'intéresse à la politique et devient leader du parti socialiste du Morbihan. Lieutenant d'artillerie de réserve, il devient commandant de la 9ème batterie au 318 ème R.A.P. Son attitude lui vaut la croix de guerre avec étoile d'argent.
En février 1943, Joseph Rollo crée une organisation de résistant et lui confie le secteur situé à l'ouest de Pontivy. Il devient commandant du 5ème bataillon F.F.I de Guemené en 1944.
Il est élu député du Morbihan en 1945.
Maire de Lorient de 1953 à 1959, il décèdera en 1960 de maladie.

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